2013 – BUJUMBURA, ABIDJAN, NIAMEY, QUÉBEC – PLUS QUE DES ESCALES

Trois janvier 2014. Record de froid à Québec, – 33 C. Mais ce froid sibérien ne freine pas l’exercice d’une petite revue des douze derniers mois. La santé est revenue et mon énergie – sabotée il y a deux par les traitements de chimiothérapie – a repris tous ses droits.

Depuis un an, mon obsession pour une planète vraiment mixte – sur laquelle hommes et femmes se partagent tous les rôles – a repris les commandes de mes activités et réflexions.

Il y a eu l’Afrique, l ‘Afrique et l’Afrique encore.

Qui peut prétendre quitter un pays d’Afrique, et surtout les Africaines, sans s’en trouver changée profondément ? Personne, je crois. Et encore moins celles et ceux qui, comme moi, croient que l’avenir de ce continent repose sur les femmes.

Fin décembre 2012, j’étais au Burundi avec les femmes Parlementaires qui, ensemble et avec l’Union interparlementaire (UPI), cherchaient à se donner des outils pour optimiser leur influence à l’Assemblée et dans la société toute entière.

En avril 2013, toujours avec l’UPI, j’ai accompagné les femmes Parlementaires de la Côte d’Ivoire qui souhaitaient développer certaines habiletés et une nouvelle solidarité inter-partis. Un Caucus des femmes parlementaires est né de cette session.

En décembre 2013, le Bureau Sous-Régional pour l’Afrique de l’Ouest (situé à Niamey) me confiait la préparation d’un rapport destiné à soutenir l’instauration du gender main-streaming en matière de lutte à l’insécurité alimentaire.

Le palier municipal au Québec : dernier bastion ?

À travers mes activités et réflexions africaines, la question des élections municipales au Québec m’a passablement motivée. Chez nous, le niveau municipal reste le palier de gouvernance le plus difficile d’accès pour les femmes. Pendant près de six mois, j’ai joint mes efforts à ceux des instances gouvernementales et communautaires motivées par un accroissement du pourcentage de femmes aux mairies et dans les conseils municipaux. À cet effet, dans le cadre de Cercles de codéveloppement, j’ai entre autres accompagné vingt candidates maires et conseillères.

Par ailleurs, ma préoccupation pour la vitalité des débats socio-politiques au Québec m’a amenée à encadrer plusieurs simulations de débats dans le cadre des Écoles Femmes et Démocratie – Débattre, convaincre, construire. Au-delà de la traditionnelle bataille partisane, j’incitais les candidates (avérées et potentielles) à miser sur la constructivité de leurs arguments et sur la recherche de solutions inédites aux problématiques sociétales abordés.

Enfin, à côté de cette riche vie professionnelle et militante, mon nouveau statut de grand-mère alimente les espoirs que je mets dans les générations montantes du Québec et d’ailleurs.